Mangez local

C’est en effet une bonne façon de réduire son empreinte écologique “indirecte”.

locavores

Quelques chiffres*, pour commencer, afin de se donner une idée de notre consommation. En Belgique, nous importons :
  • 100.000 ananas par semaine
  • 6 à 10 tonnes de feuilles de menthe par jour
  • 7,5 à 10 tonnes de cabillaud par jour
  • 80 tonnes de fraises et de raisins blancs par semaine.

Ces importations se font majoritairement par avion, ce qui représente par exemple :

  • 1 kg d’ananas du Ghana = 5 kg de CO2 rejetés
  • 1 kg de carottes de l’Afrique du Sud = 5.5 kg de CO2 rejetés
  • 1 kg de laitue de Californie = 5 kg de CO2 rejetés.

La plupart du temps, des alternative locales (ou en tous cas plus proches) s’offrent à nous :

  • 1 bouteille de vin sud-américain représente 12.000km ou 120g (ou plus de 5kg si le vin est transporté par avion) de CO2 de plus qu’1 bouteille de vin français
  • 1 bouteille de San Peligrino, c’est 900 km ou 40g de CO2 de plus qu’1 bouteille d’eau pétillante d’Orval
  • 1 kilo de sucre de canne, c’est 11.000km ou 80g de CO2 de plus qu’1 kg de sucre belge

Une première solution, pour les fruits et légumes, c’est de s’en remettre au paner Bio. Je vous en avais déjà parlé dans mon post “Fruits et légumes de saison”. Par ailleurs, l’un des acteurs dont je vous avais parlé, Les Paniers Verts, s’est élargi en une coopérative qui a pour objectif de créer une filière régionale (Wallonie + Bruxelles) pour l’écoulement de fruits et légumes biologiques en circuits courts.

Une autre initiative à souligner, est celle d’un couple de jeunes belges qui ont décidé de manger exclusivement belge. Lui est pilote de ligne, elle est diététicienne. Sur leur blog “Raconte-moi ton terroir”, ils partagent avec vous leurs expériences et bonnes adresses. Pas facile tous les jours de se nourrir exclusivement d’aliments d’origine belge !

Et moins de viande…

Au cours du siècle dernier, la consommation de viande est passée de 30 kg par personne et par an en 1919 à plus de 100 kg par personne et par an aujourd’hui. Le secteur de l’élevage émet des gaz à effet de serre qui, mesurés en équivalents CO2 (18 %), sont plus élevés que ceux produits par les transports. Il est aussi une source principale de dégradation des terres et des eaux.

Bon, d’accord, devenir végétarien n’est pas forcément une solution, les risques pour la santé si ce n’est pas bien géré sont très dangereux, et l’homme est omnivore. Mais une bonne idée, facile à mettre en place, pour réduire sa consommation de viande est d’instaurer un jour végétarien dans votre menu de la semaine. Comme le Jeudi Veggie, par exemple.

Avec ou sans labels ?

Quant aux labels, il faut pouvoir s’en sortir parmi les labels Bio, équitables, etc. Pour ce faire, le site infolabel.be est assez bien foutu, et contient une section alimentation et agriculture biologique. Ce site mentionne ainsi les principaux critères qui sont pris en compte par chaque label, histoire de comprendre à quoi s’engagent ceux qui le portent.

*Sources : “Combien de kilomètres contient une assiette belge ?”,OBCD ; “Consommation de viande, un lourd tribut environnemental”, OBCD.

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This entry was posted on Sunday, September 18th, 2011 at 4:07 pm and is filed under Alimentation, Consommation. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0 feed. You can leave a response, or trackback from your own site.

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