Les langes lavables ? Facile !

* Spéciale dédicace à ma petite poulette qui passe sa première journée complète à la crèche*

Soucieuse de l’état dans lequel je vais laisser notre belle planète à mes enfants, j’ai tout de même longuement hésité à passer aux langes lavables… Je suis nulle en lessive : mon bac à linge sale déborde en permanence, alors ajouter à cela une lessive tous les deux ou trois jours de langes sales, je n’y croyais pas vraiment.

Puis, au détour du salon Babyboom, je suis passée par le stand d’une jeune maman belge (wallonne de surcroît), qui a lancé sa PME en 2006 en cousant ses langes elle-même : Teosec. Aujourd’hui, succès aidant, elle fait appel à une entreprise de travail adapté. C’est donc un produit local et socialement responsable !

Le système avait l’air vachement simple : c’est une couche à poche, dans laquelle on glisse un insert absorbant en chanvre (pratique : l’insert s’agrafe à l’intérieur de la couche et ne bouge pas). Elle existe en deux versions : Fun (intérieur en suédine : hydrophile, cette matière aspire l’humidité à l’intérieur, laquelle est ensuite retenue par l’insert en chanvre. Bébé reste au sec même après pipi, et les selles solides n’y adhèrent pas : il suffit de secouer la couche au dessus des toilettes) et Natura (intérieur en coton bio). Ce sont des tailles uniques, les pressions permettent de faire évoluer la couche avec la taille de bébé. Elles sont super mignonnes, il y en a de toutes les couleurs, j’ai hâte que ce soit l’été pour pouvoir les exhiber : ça remplace avantageusement un bloomer ;)

Ma chérie et son lange lavable "vache"

C’est-y pas mignon ?

Le change ne prend pas plus de temps qu’avec les jetables : je prépare mes couches à l’avance (càd agrafer les inserts à l’intérieur, ça me prend 5 minutes) et il n’y a pas de feuillet à mettre puisque les selles n’adhèrent pas (enfin, ça c’est encore théorique : ma fille étant encore allaitée, elle a des selles liquides, que je frotte avec un peu de papier toilette avant de mettre le lange au sale). J’ai même réussi à convaincre les puéricultrices à la crèche d’accepter le système : je leur fournis les langes “prêts à l’emploi” et elles me les rendent dans un sac prévu à cet effet. Pour elles, ça ne change rien.

Alors, la question qui tue… Et les lessives ? Eh bien, en fin de compte, c’est pas compliqué. Quand je la change, je sépare l’insert de la couche, et jette les deux parties dans un bac à linge aéré (j’ai choisi un bac en osier recouvert d’un fond en tissus, comme ça j’utilise le fond comme sac pour tout mettre en machine). Une fois que j’ai utilisé presque toutes mes couches, je mets le tout dans la machine (au lieu de vider la poubelle de langes jetables, par exemple) sur le programme long à 40°. Les couches sèchent à l’air libre très rapidement, les inserts prennent un peu plus de temps. Je les mets au séchoir mais les ferai pendre à l’extérieur en été.

L’autre question qui tue… Et le budget ? Ca m’a coûté 405 € pour 12 couches de jour + 3 couches de nuit, avec les inserts + des mini-inserts (pour augmenter l’absorption la nuit, par exemple) + des lingettes lavables pournettoyer les fesses de bébé + le sac de transport des couches sales. C’est un budget à sortir en une fois, mais avec des langes jetables j’en aurais pour 2500 € avant qu’elle n’atteigne la propreté, sans compter que je pourrai les réutiliser pour le second !

Puis, ce n’est pas encore le cas dans ma commune, mais de plus en plus de communes offrent des primes allant jusqu’à 125 € à l’achat de langes lavables : renseignez-vous auprès de votre administration ! Même si elle ne le propose pas encore, si la question leur arrive souvent, ils finiront par y passer aussi ;)

Puis la question la plus importante, c’est quand même celle de l’impact sur l’environnement.

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De la naissance à la propreté, un enfant porte en moyenne 4.500 couches jetables, ce qui représente une tonne de déchet, 4,5 arbres, et 4500 tasses de pétrole brut. Enfouies dans les décharges, ces couches mettent entre 300 et 500 ans pour se décomposer et contaminent les sols et les nappes phréatiques.

De la naissance à la propreté, un enfant en couches lavables porte, selon le modèle choisi, entre 15 et 45 couches (qui pourront être utilisées pour un autre enfant et/ou revendues en seconde main). Le coton, le chanvre et le bambou qui composent ces couches sont biodégradables. Néanmoins, leur culture demande beaucoup d’eau (surtout le coton), et les fibres doivent être transformées.

De plus, il faut compter environ 500 lessives par enfant, et donc une consommation non négligeable d’électricité, d’eau et de produit de lessive.

Cependant, diverses études ont été réalisées, qui révèlent que les changes jetables consomment 1,7 à 3,5 fois plus d’énergie et 1,4 à 2,3 fois plus d’eau. Ils nécessitent en outre 90 à 147 fois plus de matières premières renouvelables, et 2 à 8,3 fois plus de matières premières non renouvelables. Et surtout, ils causent 60 fois plus de déchets solides.

Sources: Anne-Sophie Ourth, Les couches lavables constituent une alternative moderne, écologique et économique aux couches jetables, Thèse annexe présentée en vue de l’obtention du grade de docteur en environnement, Faculté Universitaire des Sciences Agronomiques de Gembloux, 2003.

Bref, bien que ça ne fasse que quelques semaines que j’utilise ce système, je dois dire que je suis assez convaincue. J’aurais toutefois aimé tester des couches en bambou : plus douces que du coton et hyper absorbantes d’après ce que j’en ai entendu. Je regrette que la matière de mes langes soit synthétique (moins écolo : recyclable, mais non bio-dégradable), mais en même temps, c’est ce qui fait leur côté pratique aussi. J’attends de voir le résultat en été : ma puce aura-t-elle trop chaud ? Du coup, si le prochain est un garçon, oserai-je les utiliser (question fertilité, c’est pas top) ?

Et vous, votre expérience des langes lavables ?

De la naissance à la propreté, un enfant porte en moyenne 4.500 couches jetables, ce qui représente une tonne de déchet, 4,5 arbres, et 4500 tasses de pétrole brut. Enfouies dans les décharges, ces couches mettent entre 300 et 500 ans pour se décomposer et contaminent les sols et les nappes phréatiques.

De la naissance à la propreté, un enfant en couches lavables porte, selon le modèle choisi, entre 15 et 45 couches (qui pourront être utilisées pour un autre enfant et/ou revendues en seconde main). Le coton, le chanvre et le bambou qui composent ces couches sont biodégradables. Néanmoins, leur culture demande beaucoup d’eau (surtout le coton), et les fibres doivent être transformées.

De plus, il faut compter environ 500 lessives par enfant, et donc une consommation non négligeable d’électricité, d’eau et de produit de lessive.

Cependant, diverses études ont été réalisées, qui révèlent que les changes jetables consomment 1,7 à 3,5 fois plus d’énergie et 1,4 à 2,3 fois plus d’eau. Ils nécessitent en outre 90 à 147 fois plus de matières premières renouvelables, et 2 à 8,3 fois plus de matières premières non renouvelables. Et surtout, ils causent 60 fois plus de déchets solides.

Sources: Anne-Sophie Ourth, Les couches lavables constituent une alternative moderne, écologique et économique aux couches jetables, Thèse annexe présentée en vue de l’obtention du grade de docteur en environnement, Faculté Universitaire des Sciences Agronomiques de Gembloux, 2003.

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This entry was posted on Wednesday, April 7th, 2010 at 10:41 am and is filed under Consommation. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0 feed. You can leave a response, or trackback from your own site.

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  1. Les Billets Verts » Blog Archive » 10 astuces pour réduire ses déchets à la maison says:

    [...] bien plus facile ! Voir mon post à ce [...]

    ... on July April 9th, 2010

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